mercredi 24 juin 2015

The New Champlain Bridge PPP 2015

Figure 1
Whatch a video concerning
The New Champlain Bridge for the St. Lawrernce River Corridor Project PPP
 
The Canadian government announced June 19, 2015 that the consortium, Signature on the Saint-Laurent Group, of which SNC-Lavalin, is a 50% partner, has finalized an agreement to design, build, finance and maintain the New Champlain Bridge for the St. Lawrence River Corridor Project. Other members of the consortium include two Spanish-based companies, ACS Infrastructures and Dragados Canada, and an American company, Flatiron Construction.

The Champlain Bridge is one of the busiest bridges in Canada. Built in 1962, it was not designed to handle today's high volume of traffic 60 million crossings per year for next 30 years. The challenge with the existing Champlain Bridge is its original design. Its deck is a structural component of the bridge and is a key element holding it up. Public transit is important to the residents of Montréal and the South Shore who cross the bridge every day. The New Champlain Bridge for the St. Lawrence River Corridor project will include a dedicated public transit corridor.

This bridge is an essential component of Canada's multimodal transportation system. The central location of this Continental Gateway facilitates international trade and the domestic inputs towards foreign trade with the United States and other key trading partners. It includes strategic ports, airports, intermodal facilities and border crossings as well as essential road, rail and marine infrastructure that ensures this transportation system's connection to, and seamless integration with, Canada's other gateways: Asia-Pacific and Atlantic.

The total cost of the project is 4.239 billions CA$. This amount includes the 3.977 billions CA$ contract between the Government of Canada and the New Champlain Bridge for the St. Lawrence River Corridor project, which covers the construction period, to begin in June 2015 and end in the fall of 2019, as well as a subsequent 30-year operating period. The agreement includes the new Champlain Bridge, the new Île-des-Sœurs Bridge and reconstruction and widening of the federal portion of Highway 15 (See Figure 1).

A governance structure was established to ensure formal collaboration and effective information exchange among relevant stakeholders. The Ministère des Transports du Québec, Agence métropolitaine du transport and the cities of Montréal, Longueuil and Brossard, amongst others, are actively contributing to the project.

This Public-Private Partnership PPP allows a risk sharing between the government and the private partner and provides financial certainty to the government and to taxpayers because the difference in borrowing rates between states and investors in private infrastructure is a little bit of an illusion. Infact, the taxpayer doesn't have any default risk if the borrowing is through the concessionaire, whereas, he does have default risk if the borrowing is through the government.

A pre-feasibility study in 2011 explain the raison to use expansive private capital in PPP is to motivate and incentivize real efficiency gains. As Tony Gomez-Ibanez explain in the WorldBank MOOC JUNE 2015 on PPP, the first source of these efficiency gains is that there is a single person or entreprise that is responsible for the building and the maintenance and the operation of the facility. A second source is to provide the concessionnaire with more scope to decide how to produce the services themselves and to explore more efficient methods and designs.

This pre-feasibility study examined also bridge and tunnel options, and evaluated transportation needs, traffic demands, environmental aspects, implementation modes and financial considerations. The business case results confirmed that the concessionnaire will be responsible to deliver the project at a pre-determined price with meaningful penalties in case of contract defaults and that it must also offers guarantees that the infrastructure will be well maintained for the duration of the contract.

For SNC-Lavallin, this PPP is a symbolic and reputational victory as the company tries to rebound from a damaging ethics scandal that first came to light in 2012 concerning the Padma Bridge project in Bangladesh. As report by Global Research, January 5 2015, on a 600 corrupt companies World Bank blacklist, 117 are Canadian and 115 represent SNC-Lavalin and its subsidiaries. After Canada, the U.S is in second place on with 46 listed. That’s followed by Indonesia 43 firms and Britain 40 firms.

Bangladesh is not the only place where SNC-Lavalin is alleged to have engaged in fraud and bribery. In 2014, during public hearings of La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction au Québec, the SNC-Lavallin's former CEO, Pierre Duhaime, was arrested in connection with allegations of corruption surrounding a contract for the McGill University Health Centre. SNC-Lavalin is also alleged to have been engaged in corrupt pratices in Lybia and Algeria, two countries with high levels of economic and political risk, as report Januray 30, 2015 by OCDE Historical Country Risk Classification.

The bid requirements for the Champlain Bridge contract stipulated that no company, affiliate or member of a board of directors could have been convicted of a criminal offence in order for their consortium to qualify. SNC-Lavalin is facing corporate fraud and bribery charges, but has not been found guilty of anything. This raises, however, moral questions. Who is responsible for rogue employees? Who should be held accountable for corruption, fraud and bribery? Only the individuals who committed the acts? Or the company as a whole?


samedi 29 novembre 2008

Le deuxième Sommet du G20 sur la crise financière


Un deuxième Sommet mondial sur la crise financière aura lieu le 3 avril 2009 à Londres avec la participation du G20 qui rassemble le G7 plus l'Afrique du sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie, la Turquie et l’Europe des 27. Lors du premier Sommet qui s’est tenu à Washington les 14 et 15 novembre 2008, les dirigeants du G20 se sont mis d’accord sur les techniques financières permettant de mieux maîtriser l’instabilité financière internationale en améliorant la transparence et la surveillance des marchés mais sont sorti divisé sur les responsabilités assignées aux marchés et aux États dans la prévention et la gestion des crises financières.

La priorité du prochain Sommet du G20 sera la résorption du déficit extérieur des États-Unis et des excédents des pays d’Asie et exportateurs de pétrole. Depuis la fin du système des taux de changes fixes en 1971, les États-Unis bénéficie d’une hausse de prime sur leurs actifs détenus à l’étranger par rapport aux actifs détenus par les étrangers aux État-Unis. Grâce à l’hégémonie du $US, les Américains empruntent dans leur monnaie mais environ 70% de leurs actifs étrangers sont en monnaie étrangère. Le risque de change agit à court terme comme mécanisme d’ajustement du déséquilibre de la balance courante américaine tandis qu’une dépréciation du $US a un effet sur l’ajustement du déséquilibre du compte courant.

En 2007 les fonds souverains asiatiques et arabes ont atteint un volume d’actifs financiers de 2 700 milliards G de $US soit l’équivalent de la dette extérieure nette américaine. La part des fonds souverains asiatiques et arabes dans le financement du déficit extérieur américain et de l’ensemble des pays industrialisés par les pays émergents et exportateurs de pétrole devraient augmenter et celle des banques centrales diminuer. La conjonction de la réduction du déficit extérieur des pays industrialisés et de celle de la part des banques centrales dans le recyclage des surplus des pays émergents et exportateurs de pétrole aura comme conséquence de limiter la création monétaire mondiale et l’effet de levier d’endettement.
Lorsqu’on compare cette situation à celle des Trente Glorieuses, l’instabilité économique s’est déplacée du secteur des prix à la consommation et à la production vers le secteur des actifs immobiliers et surtout financiers. Dans un système financier international régit par les lois du marché, la contagion se propage par le canal de variation de prix, de l’appréciation des risques et du capital social des institutions financières et économiques. Compte tenu des normes comptables et prudentielles, les acteurs clés sont contraints à provisionner des pertes qui n’ont pas forcément de réalité économique mais découlent de l’effondrement de la demande pour des actifs correspondants et de l’aversion pour le risque.

La volonté des dirigeants du G20 de réorganiser le système financier international caractérise un contexte d’insécurité, de concurrence et de rivalités géostratégiques. Cette volonté est une extrapolation de la géopolitique par l’économie sur le système international. La tendance à privilégier l’économique s’explique par un contexte de convergence globale des économies nationales en termes de modèles de croissance et de stratégies de réforme. La principale difficulté réside dans le type de gouvernance qui serait le plus apte à fournir un niveau optimal de biens publics internationaux comme le contrôle des émissions de gaz à effet de serre, la sécurité des approvisionnements énergétiques et les monnaies internationales.

Dans le secteur de l’énergie et des ressources, le Canada est sûrement la dernière chance de l’Europe même élargie à la Russie. La disparition des glaces dans l’Arctique laisse entrevoir la possibilité de l'ouverture du Passage du Nord-Ouest et l’accès à des gisements de minerais et d’hydrocarbures considérables. Les pays riverains de l’océan Arctique se sont engagés à régler leurs différents sur les plate-formes continentales et la souveraineté des eaux en se basant sur les règlements internationaux existants. Sur l’accès aux ressources, les Russes et les Canadiens sont d’avis que la Convention des Nations unies pour le droit de la mer s’applique tandis que les États-Unis et l’Europe s’y opposent.

Quoi qu’il en soit, la notion d’intérêt national est toujours présente dans les relations énergétiques internationales. D’un côté il y a les demandes énergétiques nationales et de l’autre un système énergétique défini comme un marché qui opère sur une base mondiale et ou régionale. De ce point de vue, l’Europe doit définir une stratégie à l’égard de ses fournisseurs énergétiques et par rapport à ses principaux rivaux commerciaux. La sécurité des approvisionnements énergétiques ne résulte pas seulement de la géoéconomie du golfe Persique mais aussi d’une macro-géopolitique qui doit de plus en plus se combiner à la micro-géopolitique des ethnies, des religions et des cultures.

mardi 29 avril 2008

Perspectives énergétiques canadiennes à l'horizon de 20025

Les perspectives énergétiques canadiennes à l’horizon de 2025 sont bonnes. Le Canada pourrait à brève échéance devenir une puissance énergétique mondiale (voir tableau 1). Ce scénario s’inscrit dans une démarche de surplus écologique (voir note 1) et de développement soutenable. Le développement soutenable est défini ici comme la réconciliation des dynamiques économique, sociale, environnemental, culturelle et spatiale. Concernant les émissions de gaz à effet de serre, la solution réside davantage dans l'efficacité énergétique, la séquestration du CO2, les énergies renouvelables, le nucléaire et charbon propre que dans les systèmes d’échange d’émissions et les incitations fiscales comme éléments clé de la maîtrise du changement climatique et de la sécurité énergétique.

Ce diagnostic s’appuie sur la nécessité d’évaluer les découvertes futures des nouvelles ressources, d’intégrer l’influence du progrès technique sur l’évolution des coûts d’utilisation ou d’anticiper l’apparition de substituts à partir des technologies existantes. Dans ce cadre d’analyse, le développement énergétique canadien s’articule autour de quatre enjeux : le retour du Grand Jeu Politique pour l’accès aux réserves de matières premières et d’énergie ; l’optimisation des techniques de production et de consommation d’énergie ou de matières premières ; les conséquences environnementales de la production, du transport et de la consommation d’énergie ; les combats des pays producteurs et exportateurs de matières premières et d’énergie pour la souveraineté sur leur sous-sol.

Note 1 : Le déficit ou le surplus écologique est la différence entre l’empreinte écologique et la biocapacité. L’empreinte écologique est la quantité de sol et d’espace marin requis de la nature pour soutenir la consommation par habitant. La biocapacité réfère aux capacités biologiques des écosystèmes terrestres et maritimes. En relation avec la méthode de l’assimilation du CO2, le chiffre de un hectare par 1,4 tonnes de carbone est avancé comme ratio sol-énergie. Pour l’année 2003, dans le secteur de l’énergie le surplus écologique du Canada est évalué à 304,29 millions de tonnes de CO2 : soit la biocapacité par habitant 14,5 hectare-habitant ; moins l’empreinte écologique 7.6 hectare-habitant ; multiplié par 1.4 tonnes de carbone comme ratio sol-énergie ; multiplié par la population 31.5 millions.

L’empreinte écologique est un indicateur controversé car il ne dit rien de la surexploitation des ressources et de la réversibilité des activités humaines. La problématique de l’effet de serre est abordé par le nombre d’hectares habitant de forêt nécessaires pour absorber le CO2. Les pollutions ne sont pas considérées et dix pays concentrent les deux tiers des surfaces forestières de la planète soient l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, l’Indonésie, la Russie, le Pérou et la République démocratique du Congo. Le bassin du Congo et l’Amazonie constituent les plus importantes réserves de forêts tropicales humides avec plus de 200 espèces vivantes au mètre carré. La quantité de carbone libérée par la déforestation tropicale est la deuxième cause anthropique d’émissions de CO2 dans l’atmosphère.

TABLEAU 1

PERSPECTIVES ÉNERGÉTIQUES CANADIENNES
À L’HORIZON 2025


Les tendances lourdes

Pas de doute sur les réserves en hydrocarbures du Canada les plus importantes au monde après celles de l’Arabie Saoudite

Réserves en hydrates de méthane dans le Grand Nord Canadien qui pourraient générer deux fois plus d’énergie que le pétrole, le gaz et le charbon réunies

Viabilité à long terme d’une infrastructure de transport maritime reliant l’Europe à l’Asie à partir du Passage du Nord-Ouest

Participation du Canada à l’initiative du partenariat mondial pour l’énergie nucléaire à titre de plus gros producteur d’uranium au monde

Avancés technologiques majeures dans la gestion des déchets des centrales nucléaires de 300 méga watts de 3ième et 4ième génération

Possibilité d’augmenter la production d'énergies hydroélectrique, renouvelables et nucléaire et de développer à plus grande échelle un réseau électrique national

Projets pilotes dans le domaine de la séquestration du CO2 ; la gestion des déchets nucléaires et le stockage d’énergies dans des batteries rechargeables

Promotion par le gouvernement et l’industrie des énergies photovoltaïque, héliothermique, géothermique et de la biomasse

Programme de R-D dans le domaine de la conversion du charbon en gaz et du gaz en pétrole

Les incertitudes

Conséquences du changement climatique et influence sur les politiques énergétiques nationale et provinciale

Évolution technologique des réacteurs nucléaires de fissions, de l’hydrogène, de la fusion nucléaire et de la supra conductivité

Nouveaux équilibres des pouvoirs locaux, provinciaux et régionaux

Évolution des représentations géopolitiques de l’énergie et du développement durable : déstabilisation, tensions, attentats suicides, terrorismes

Évènements imprévisibles : accidents graves, pandémies, événements climatiques, guerres

Les investissements nécessaires se feront-ils?

jeudi 6 septembre 2007

LA MISSION CANADIENNE EN AFGHANISTAN : GÉOPOLITIQUE ET ENJEUX D'ACTEURS


Des désaccords ont récemment été relevés dans les médias arabes entre al-Qaïda et les Talibans. Avec le retour du jeu tribal en Afghanistan, les talibans seraient en faveur d'un accord de paix avec le gouvernement pakistanais en ce qui concerne les zones tribales du Wazinistan tandis qu'al-Qaïda voudrait le renversement du président pakistanais Pervez Moucharraf pour faire du Pakistan sa base principale contre les croisés et Israël. Le Canada doit profiter de cette situation pour négocier avec le gouvernement afghan une intervention pacifique basée sur le développement soutenable, définis ici comme la réconciliation des dynamiques économique, sociale, environnementale, culturelle et spatiale.

Un scandale non médiatisé au sujet du Groupe salafiste pour la prédication et le combat qui, en janvier 2007, a changé de nom pour devenir l'Organisation d'al-Qaïda au pays duMaghreb islamique est aussi au coeur des différends qui opposent al-Qaïda et les talibans. Au cours de l'été 2006, les services de renseignement militaires russes ont révélé auxservices de renseignement et de sécurité de l'armée algérienne le trucage par les services américains des systèmes de communication achetés aux États-Unis pour le compte de l'état-major de l'armée algérienne. Les valises de commandement permettant d'assurer la sécurité et de contrôler les communications militaires algériennes étaient en fait reliées en permanence aux systèmes de surveillance électronique américains et israéliens.

L'Algérie comme pivot au déploiement américain

Au Maghreb et au Sahel, l'Algérie sert d'État pivot au déploiement américain qui convoite les réserves pétrolières du Tchad, de l'Angola et du Gabon, considérées jusqu'à maintenant comme une chasse gardée de la France. C'est pourquoi l'entente de novembre 2006 entre la société russe Gazprom et la pétrolière algérienne Sonatrach équivaut à créer une « OPEP du gaz » à laquelle pourraient se joindre la Libye, le Qatar, le Venezuela et les États d'Asiecentrale. Le Moyen-Orient voit ainsi se constituer deux camps: d'un côté, avec l'appui américain, l'Arabie saoudite, la Jordanie, Israël et le Fatah; de l'autre, l'Iran, la Syrie et le Hezbollah, auxquels la Russie brûle d'apporter son appui.

La fin de la guerre froide n'a pas mis un terme à l'antagonisme de blocs que le monde aconnu de 1945 à 1990. Sur les cinq continents, Gazprom et Sonatrach sont devenus des acteurs incontournables des grands projets de gaz naturel. Aussi, lors de la réunion du G8 à Saint-Pétersbourg de 2006, Gazprom a obtenu l'approbation de construire avec Pétro-Canada un port méthanier à Cacouna, au Québec, pour desservir le nord-est des États-Unis. De ce fait, le projet d'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta ne résulte pas seulement de la géoéconomie du golfe Persique mais aussi d'une macro-géopolitique planétaire qui doit de plus en plus se combiner à la micro-géopolitique des ethnies, des religions et des cultures, attentive aux multiples fragmentations du monde et à leurinscription dans l'espace.

Désenclaver le pétrole de la mer Gaspienne

D'Israël à la Chine et de l'Iran à l'Inde en passant par le continent américain, l'Europe et le Monde arabe, la gestion de la crise irakienne et du problème iranien déterminera l'avenir de l'alliance entre les États-Unis et la Russie sur la Tchétchénie et l'Irak. Le but de l'alliance est de désenclaver le pétrole de la mer Caspienne pour diversifier les sources d'approvisionnement et diminuer l'influence de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole sur les prix du brut. Dans le domaine des matières premières minérales et minières, énergétiques et non énergétiques, le Canada est sûrement la dernière chance de l'Europe, même si celle-ci est élargie à la Russie.

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